PropTech, spéculateurs et expulseurs 2.0 : bas les pattes!

Pas touche à nos quartiers, à nos logements, ni à nos vies!

Le MIPIM (Marché International des Professionnels de l’Immobilier) se tient habituellement chaque année à Cannes en mars et rassemble promoteurs, investisseurs, banquiers, bailleurs, intermédiaires divers et collectivités publiques qui vendent le foncier, notre bien commun, au plus offrant …

Les 1 er et 2 juillet se tient le salon de la « PropTech » (pour Property technologies) à Paris 19e, au 104, espace culturel de la Ville de Paris. Il rassemble les start-up spécialisées dans les nouvelles technologies notamment numériques de l’immobilier et du logement.

Ces nouvelles technologies participent au développement des « Smart cities », des « villes connectées », des « villes intelligentes », dont nous savons qu’elles seront réservées aux riches, et qu’elles continueront à exclure les classes populaires et moyennes. Les dégâts liés à la gentrification et la touristification de nos villes seront accélérés.

Ces nouvelles technologies et les starts up qui les portent sont très diversifiées : gestion locative et immobilière (dont la location touristique), construction 3D, transactions immobilières (avec le profilage des acquéreurs, visites virtuelles des logements), gestion des immeubles (avec la reconnaissance faciale, la surveillance des déplacements et des « faits et gestes »), domotique…

Aux côtés de ces starts up, participeront également dans ce salon des fonds d’investissement, des lobbies français et allemands du secteur de l’immobilier, de nombreux médias internet de l’immobilier…

Sous couvert de l’« économies de partage », des « réseaux collaboratifs », toutes ces sociétés gravitent dans les milieux de la finance internationale, les adeptes du big brother, les GAFA sans oublier les milieux traditionnels de l’immobilier qui comptent bien participer à ce nouvel eldorado : BTP, promoteurs, agents immobilier …

Ce « salon » construit de nouvelles et puissantes menaces pour les habitants des métropoles, comme on le voit avec UBER, Airbnb et lesautres déclinaisons de l’économie numérique entraînant spéculation, surexploitation, accélération de la marchandisation et de la financiarisation du logement, contrôle des habitants, ségrégation socio-spatiale, expulsions, sans abrisme, nomadisation forcée ….

Face à ces requins, mobilisons-nous :

RV mardi 2 juillet, à partir de 10h

Devant l’entrée du 104 – Angle Curial/Riquet

Métro Riquet

A l’appel de : AITEC, ATTAC, COPAF, DAL, …